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Les conquérants des Quatre Vents
Dans la tradition des indiens du Mexique, les “chamans” guérisseurs se nomment “Les Conquérants des Quatre Vents”...
Marie Arnaud nous fait découvrir quelques-uns de ces hommes : le Capitan Don Andres Segura, la plus haute figure des “Danzantes”
(les danseurs du soleil), gardien de la tradition “azteca-chichimeca” ; Don Lucio Campos, le “Granicero”, qui soigne les gens qui
ont été touchés par la foudre ; Téofilo Morelo Olivarès, un guérisseur mazathèque de la région de Oaxaca qui soigne avec des
champignons hallucinogènes, en priant dans sa langue pré-hispanique ; Jorge, Llano, psychologue qui a été guéri par Don Lucio
après avoir reçu la foudre, est devenu son apprenti puis fait partie à son tour des Graniceros... Dans l’état de Morelos,
le “secteur santé” a recensé 300 personnes qui ont reçu la foudre. Quand une personne a reçu la foudre et qu’elle ne meurt pas,
on considère que le monde spirituel lui accorde un supplément de vie, qui doit être dédié au service, à l’amour et à la guérison.
On pense que lorsqu’ils sont passés par cette “initiation”, les foudroyés ont la capacité de “déplacer l’énergie”, que les éléments
de la nature : l’eau, le vent, le feu, leur répondent et que les esprits leur apportent la connaissance...
Pour survivre, les symboles de la spiritualité des indiens du Mexique ont souvent été associés à des symboles chrétiens.
Les “chamans” des différentes régions du Mexique ont ainsi préservé leurs vieilles traditions en les cachant derrière les bannières
du catholicisme. Pour le Capitan Don Andres Segura, le temps est venu de révéler certains aspects de cette sagesse ”scientifique”,
comme il la définit. Il est ainsi invité à faire des conférences dans certaines universités de Californie, du Texas, à l’Université
d’Austin et de Santa Fé... Au Mexique, 80 % de la population fait appel à la médecine traditionnelle. Un de ses amis, médecin allopathe,
est en contact permanent avec lui et différents guérisseurs pour étudier en profondeur la bio-physique, le corps énergétique...
C’est à un voyage insolite au pays de ces “chamans”, serviteurs de l’esprit, que nous invite la réalisatrice...
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Sous les signes du Sacré
L’originalité de la Réunion, département français dans l’Océan Indien, tient à un message culturel et ethnique qui donne lieu à une profusion de dieux et de rites en provenance d’Inde, d’Afrique, de Chine, d’Europe...
A la Réunion, le sacré est composite : cultures, religions et pratiques de l’ombre composent une façon toute particulière de penser le monde. Par le sacré, chacun porte et cultive ce qui l’a constitué de génération en génération : les dieux, les ancêtres, les forces du monde invisible...
Sous la forme d’un “road movie”, le réalisateur nous entraîne dans sa quête des signes du sacré. De l’oratoire dédié à saint Expédit à la messe catholique des malades, en passant par la marche sur le feu des Malabars ou la transe, sans oublier le Piton de la Fournaise...
En nous faisant partager ses rencontres avec des réunionnnais de toutes origines qui lui parlent de leur relation au sacré, Pierre Lane nous offre une vision personnelle de cette île mystérieuse qui le fascine, île des sortilèges et des guérisseurs, des malédictions et des bénédictions...
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