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Une expérience orientale : 1. Himalaya Trucks
Chaque voyage secrète sa propre légende personnelle. Celle qui traverse “Une expérience orientale” prend ses racines dans celles
d’écrivains-voyageurs partis à la rencontre des traditions antiques de l’Inde (...) Elle puise aux sources du Gange comme on plonge
dans la dimension contemplative de l’être humain, cette dimension qui fait de lui un être “voyant” son voyage... (Yannick Bidault)
S”il constitue une rencontre avec un pays, ce film est surtout une rencontre avec des personnes “en quête” à différents niveaux...
Le voyage extérieur comme le voyage intérieur, c’est une affaire de rencontres, de rencontres vivantes... Rien ne peut remplacer
la dynamique relationnelle qui s’installe. C’est le coeur de la fraternité entre chercheurs... Ces deux films se situent dans la
grande tradition des voyageurs spirituels de l’aventure intérieure qui ne sont pas seulement en quête d’exotisme... L’Asie, et l’Inde
en particulier ont attiré de tous temps ce type de voyageurs, qui ont témoigné de leurs expériences... Le voyageur-narrateur s’implique
personnellement dans la narration. Ce qui est frappant ici, c’est l’aspect “road movies”, très présent dans le traitement très moderne
de l’image... Ici, il n’y a pas cette absence de distance critique qu’ont pu avoir les voyageurs de Katmandou dans les années 60-70.
On sent la démarche authentique, complètement sincère d’un jeune homme candide et en même temps une certaine volonté de lucidité...
(d’après le témoignage de Gilles Farcet)
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Une expériernce orientale :
2. O'Mother India
Ces deux films montrent des paysages magnifiques, des visages, des rencontres humaines intéressantes, touchantes… Ici la notion
essentielle c’est la notion de temps, la notion d’engagement. C’est très facile de faire une sorte de tourisme spirituel, même
en étant très bien intentionné... Le voyage intérieur, comme le voyage extérieur, demande du temps, de la vigilance. Ici, le
narrateur-réalisateur a pris le temps de pratiquer... Dans sa quête, il a essayé beaucoup de choses...
Influencé par l’Occident -
l’Inde est aussi un supermarché spirituel - Le narrateur passe donc par cette étape, sans doute inévitable aujourd’hui, mais il
est conscient qu’il ne s’agit pas de rester à ce stade, Il ne s”agit pas seulement d’accumuler des expériences, de recevoir des
enseignements de l’extérieur, de consommer... Il lui faut un investissement dans une voie, auprès de maîtres,.. Il lui faut une
consécration intérieure...
(d’après le témoignage de Gilles Farcet)
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