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Vladimir et la naissance de la Sainte Russie
Saint Vladimir 1er le Grand (958-1015) est l’une des grandes figures de la Russie médiévale, tant d’un point de vue politique que spirituel.
Considéré comme le principal fondateur de la “Sainte Russie”, il est généralement représenté comme un souverain juste et respecté de ses
sujets, à l’image du roi Arthur des légendes celtes...
Vladimir était le plus jeune fils du Prince de Kiev, Sviatoslav. Sa mère s’était convertie au christianisme, mais le jeune prince était
encore sous l’emprise du paganisme. En 980, il devînt grand prince de Kiev. Les instructions de sa grand mère, Sainte Olga et de sa mère
n’avaient pu le décider à renoncer à l’idolâtrie. D’après la tradition, Vladimir décida d’envoyer des ambassadeurs dans différents pays,
afin qu’ils lui rendent compte de la manière dont on y vivait la religion. A Constantinople, la splendeur de la liturgie célébrée dans
l’Eglise Sainte-Sophie transporta d’enthousiasme les âmes slaves des émissaires du Prince... En 988, Vladimir reçut le baptême dans
le Dniepr avec les officiers de sa suite. La lente évangélisation du peuple fut ensuite l’oeuvre des moines. Empruntant à l’Eglise byzantine
son culte, ses icônes et son architecture, l’Eglise de Russie développa un art religieux dont la ville de Novgorod fut le berceau...
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Moscou ou la renaissance de l'Orthodoxie
Entre 1917 et 1941, des milliers de religieux et près d'un million de croyants sont exterminés au goulag et 75 000 lieux de cultes sont
détruits. Comment le christianisme orthodoxe, qui compte aujourd'hui 250 millions de fidèles de par le monde, a-t-il survécu à l'anéantissement
auquel le destinait le marxisme en ex-URSS ? Qu'en est-il de sa renaissance aujourd'hui ?
Ici, le voyage n’est pas la représentation d’une Eglise orthodoxe hors du temps, avec le ballet liturgique des prêtres dans la lumière
des cierges, l'or et l'encens. Les certitudes livrées par les différents intervenants, la ferveur des foules de croyants ainsi que des
images d'archives inédites montrant les destructions massives d'églises, nous éclairent sur la relation spécifiquement orthodoxe
à l'histoire et à la culture. L’orthodoxie russe, en son sanctuaire de Moscou se présente comme un laboratoire qui n’est en rien
indifférent à l’Occident confronté à de similaires interrogations sur la déchristianisation, l’énigme du mal et les hypothèses d’un
renouveau. Entre les tentations de la tradition extrême et de la modernité totale, c'est tout le sort de l'Orient chrétien de demain
qui se joue aujourd'hui à Moscou.
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